Atelier | Les algorithmes à la rescousse du travail policier ?
18 novembre 2025 • 16:45 19:00
A-9445, Pavillon Maximilien Caron, Université de Montréal
Le Laboratoire de cyberjustice et la Chaire LexUM en information juridique ont le plaisir de vous inviter à un atelier présenté par le professeur Ugo Gilbert-Tremblay (Université de Montréal) et le doctorant Gabriel Lefebvre (Université McGill) :
Les algorithmes à la rescousse du travail policier ?
Réflexions autour des cas du discours haineux et de la conduite avec les facultés affaiblies
📅 Mardi 18 novembre, 16h45-19h00
📍 Salle A-9445, Pavillon Maximilien-Caron, UdeM
🍷 Atelier suivi d’un vin de l’amitié
🔗 Inscription gratuite, mais obligatoire
L’atelier débutera par une brève présentation du projet de recherche de messieurs Gilbert-Tremblay et Lefebvre sur l’arrestation par assistance algorithmique, et se poursuivra avec deux présentations entrecoupées de périodes de commentaires et questions avec les participant·e·s :
LES OBSTACLES CONSTITUTIONNELS AU RECOURS À L’IA POUR DÉTECTER LA CONDUITE AVEC LES CAPACITÉS AFFAIBLIES
Ugo Gilbert Tremblay — professeur, Université de Montréal

Ugo Gilbert Tremblay
Le 23 octobre 2024, la Cour d’appel a confirmé que l’art. 636 du Code de la sécurité routière permettant les interceptions routières sans motif violait la protection contre la détention arbitraire ainsi que le droit à l’égalité des personnes noires en conférant aux policiers un pouvoir d’interception de nature à favoriser – consciemment ou non – le profilage racial. Historiquement, deux solutions se présentaient aux policiers pour prévenir la conduite avec faculté affaiblie : les interceptions aléatoires (maintenant jugée injustifiable en vertu de l’article premier) ou les barrages routiers (qui s’avèrent facilement contournables). L’arrivée de caméras recourant à l’IA capables de détecter des signes de conduite avec les facultés affaiblies avec un degré de précision supérieur à celui de l’œil humain promet de nous sortir de ce vieux dilemme.
Le choix de fonder l’interception policière sur les prédictions probabilistes d’un outil au fonctionnement opaque soulève néanmoins plusieurs questions que le Pr Ugo Gilbert Tremblay entend aborder lors de cette conférence.
UNE ÉVALUATION PRAGMATIQUE DES MODÈLES DE DÉTECTION DE LA PROPAGANDE HAINEUSE
Gabriel Lefebvre — doctorant, Université McGill & Chargé de cours, université du québec en outaouais

Gabriel Lefebvre
Le Pr. Ugo Gilbert Tremblay et le doctorant Gabriel Lefebvre rédigent actuellement un article sur les écueils à éviter et les conditions à respecter lors de l’étape d’annotation par des humains d’un algorithme de détection de la propagande haineuse aux fins de l’arrestation et de la dénonciation.
La définition de la « haine » en droit criminel canadien a un sens bien précis qui ne correspond pas à la définition donnée par le citoyen ordinaire ou par les sciences sociales. L’annotation d’une banque de données est une étape déterminante dans le développement d’un tel algorithme. Les modèles proposés dans la littérature en science informatique présentent des caractéristiques qui les rendent tout simplement incompatibles avec l’approche du droit canadien et sa définition de la « haine ». Dans cet article, nous identifions au moins neuf écueils courants parmi les modèles de détection de la propagande haineuse proposés dans la littérature et destinés à l’application de la loi.
L’atelier se terminera avec un vin de l’amitié.
Au plaisir de vous y voir !
Ce contenu a été mis à jour le 4 novembre 2025 à 12 h 09 min.
