Retour sur l’atelier de discussion autour de l’ouvrage L’empire numérique : de l’alphabet à l’IA, de Giuseppe Longo et Jean Lassègue
Le mardi 14 octobre dernier, un atelier de discussion s’est tenu à l’Université de Montréal autour de l’ouvrage L’empire numérique : de l’alphabet à l’IA, réunissant douze chercheurs et chercheuses provenant d’universités et de centres de recherche de par le monde. Ces échanges ont permis d’explorer en profondeur les thèmes centraux de l’ouvrage et de mettre en dialogue des perspectives issues de disciplines variées.
L’activité s’est tenue en présence des deux auteurs de l’ouvrage, Jean Lassègue et Giuseppe Longo. Leur contribution a nourri des échanges riches autour des enjeux soulevés par leur travail. Nous les remercions chaudement de s’être prêtés au jeu.
Organisé par le professeur Karim Benyekhlef en collaboration avec le Laboratoire de cyberjustice et la Chaire LexUM en information juridique, cet atelier a eu lieu en marge de la conférence annuelle du partenariat AJC (Autonomisation des acteurs judiciaires par la cyberjustice), avec pour objectif de favoriser la réflexion collective et le dialogue interdisciplinaire sur l’intelligence artificielle et la cyberjustice.
Nous remercions l’ensemble des participant·e·s :
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- Bruno Bachimont
- Karim Benyekhlef
- Hugues Bersini
- Dominique Boullier
- Pierre-Luc Déziel
- Rosario Duaso Calés
- Paul Dumouchel
- Fabien Gélinas
- Alexei Grinbaum
- Antoinette Rouvroy
- Marina Teller
- Nicolas Vermeys
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Procurez-vous L’empire numérique : de l’alphabet à l’IA
L’empire numérique. Pourquoi parler d’empire numérique ? Parce que les usages du numérique font désormais à ce point partie de notre environnement que nous n’avons plus le choix de les refuser, pour le meilleur mais aussi pour le pire. Pourtant, nous savons encore peu de choses de la façon dont l’environnement numérique s’est progressivement imposé à nous parce que nous manquons du recul nécessaire. Ce livre a, de ce point de vue, une double ambition : clarifier le concept de numérique et lui redonner sa profondeur historique en utilisant trois notions, celle d’écriture, de calcul et de machine. Contrairement à ce que l’on suppose habituellement, les données numériques n’existent pas dans la nature mais elles sont le fruit d’une synthèse culturelle hardie qui s’inscrit dans une tendance millénaire. Aussi le lecteur sera-t-il peut être surpris d’apprendre que le numérique entretient avec l’écriture alphabétique des liens profonds ou que le traitement numérique déstabilise des notions aussi capitales pour notre démocratie que celle de loi ou de souveraineté. Mais il apprendra aussi que mettre au jour les limites du concept de numérique permet de lui rendre pleinement justice et de devenir acteur des changements culturels qu’il induit.
Ce contenu a été mis à jour le 23 octobre 2025 à 11 h 23 min.
